European policies
By Denis on Thursday 4 June 2009, 08:48 - Permalink
Depending on local circumstances (and local integrity when it comes to say the reality of parliamentary work nowadays), it is considered that 50 to 85% of laws voted in European countries are indeed local implementations of European laws. It is irrational to vote in national elections and not in European elections. Your future is more determined in Strasbourg nowadays than in the local circus of your local assembly. For sure, local politicians provide better entertainment and, so far, national governments still have an important role in Europe. And to become head of state, deputies stand much better chances by playing in the local circus than in the far-away Strasbourg. And still... if you're voting for parliamentary elections, you should rationally pick the European elections rather than the national arena.
Example in relation to the financial crisis, regularly covered in this blog:
the recent call for a stronger Europe Europe must take control
of banking stress tests by members of the French Council of Economic
Analysis or of the German Council of Economic Experts. In spite of numerous
European laws and directives on economic matters, national regulators still
fragment the continent into a mosaic. Regulatory arbitrage and loopholes do not
help Europeans. As remarked, each supervisor will be tempted to pretend its
banks are in good shape.
Un billet Dire la vérité avant les élections sur le blog de débat de Pierre Larrouturou et Christian Saint-Etienne est intéressant. Il porte sur la dimension politique, et non plus seulement économique, de l'Europe depuis le traité de Maastricht. Vu que la plainte fréquente contre l'Europe est qu'elle n'est une entité qu'économique, avis aux amateurs...
Enfin, sur le sujet important de la Turquie, je suggère la lecture de Oui, nous avons besoin de la Turquie en Europe ! par Pierre Moscovici et Pierre Weill. Après Elisabeth Guiguou il y a quelques années, voici deux auteurs qui n'ont pas visité la Turquie d'Erdoğan sans fanfare et réception contrôlée. Visitez Istanbul, la ville la plus européennes de Turquie... Si vous sortez des quelques rues pour touristes, et si vous n'êtes pas un politique avec un cercle de bienvenu autour de vous, vous verrez une population feminime oppressée qui doit se battre pour encore exister. Vous verrez des jeunes Kemalistes inquiets de la survie de la laîcité attaquée. Vous verrez l'absence de liberté religieuse ou liberté de conscience. Vous verrez les auteurs (Nedim Gürsel récemment) poursuivis en justice pour les mêmes absences. Alors, si on arrêtait le débat à coup de mensonges, de naîves caricatures, de méconnaissance du terrain remplacée par des a priori ? MM. Moscovici et Weill aborde une question de fond: l'Islam aux frontières de l'Europe. Ils démontrent efficacement que ne pas voir l'Islam en Europe est une erreur. Mais ils n'abordent pas ma crainte principale: le respect de valeurs communes en Europe... Pas la chretienté mais le respect de la liberté de pensée, l'aspiration démocratique (et non théocratique), la reconnaissance des autres Etats, le respect des droits de l'Homme, la reconnaissance des génocides passés (comparez l'attitude de l'Allemagne vis-à-vis des Juifs et celle de la Turquie vis-à-vis des Arméniens)... Peut-on faire la paix avec un vieil adversaire ? Bien sûr. Une histoire de conflits et de différences fait-elle une "histoire commune" ? C'est peut-être aller loin. Déjà les manuels d'Histoire en Europe ne sont pas cohérents. À quel moment décide-t-on de ne plus s'accomoder de la différence et de la voir, de la considérer comme telle ? L'Europe n'a pas vocation à couvrir la planête. Avec les arguments de MM. Moscovici et Weill, chaque nouvel entrant donnera des raisons pour intégrer ses voisins. L'Europe = l'ONU ? Non. Il n'y a pas d'unité politique ou économique avec la Turquie. Bien sûr que nous pouvons vivre en harmonie. L'harmonie n'implique pas à l'identique... Le projet Européen est déjà en difficulté pour y avoir admis des pays qui n'étaient pas réellement prêts, économiquement et politiquement. Ne répétons pas l'erreur. Attendons que la Turquie soit prête. Aux turcs de convaincre. L'entrée dans l'Europe n'est juste pas un droit. Considérer tous les opposants à l'entrée de la Turquie dans l'Europe à court terme n'est pas digne du débat et est une solution de facilité. Allez voir. Suivez l'actualité, l'économie...
Whatever your positions on all these issues, you cannot let others decide for you. Please vote! Your parents, grand parents, ancestors fought for you to have this right. Honour them, it will only take a few minutes of your time.

Comments
For emergency, you can use the EU profiler to discover your position in the political landscape for the 2009 European Parliament Elections. For all countries.
L'article dans le Monde
François
Bayrou proclame son engagement européen m'a fait rigoler. François
Bayrou était tête de liste de l'UDF en 1999. Il s'en réclame sur son site... il se réclame même d'avoir tenu "son
engagement de siéger à Strasbourg - contrairement à d’autres têtes de listes,
Nicolas Sarkozy et François Hollande." Il oublie cependant un détail:
En 1999, il a pris l'engagement de siéger. À peine élu cependant, il laisse entendre qu'il laissera son suppléent siéger à sa place. Devant le tolé général, il ira finalement à Strasbourg, jurant bien qu'on ne l'y prendrait plus. En 1999 donc, F. Bayrou a trahi ses électeurs sans sourciller, et c'est uniquement parce qu'il a pensé que son avenir politique était en jeu qu'il a tenu sa promesse. Parlez moi de conviction et d'engagement européen !
La fiche personnelle de F. Bayrou au parlement européen laisse voir une contribution impressionante : une question posée en novembre 2000 sur la double imposition fiscale, une en mars 2001 sur le fonds européen de développement et la politique de la santé, et... c'est tout. Une proposition (en troisième auteur) de résolution sur la liberté de la presse en mai 2001. 7 interventions dont une de bienvenue à M. Prodi... et une petite déclaration écrite (en troisième auteur) sur le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme. A comparer avec Marielle De Sarnez...
Depuis 2002? Bayrou ne siège plus. Il ne voulait pas retourner à Strasbourg... mais "l'engagement européen", n'est-ce pas? La cinquième législature était de 1999 à 2004... Entre temps, il y avait les présidentielles en France en 2002! Et puis, on n'allait pas l'y reprendre, donc pas candidat en 2004. Pas candidat en 2009. Marielle De Sarnez (candidate MoDem Île de France) suffira...L'engagement européen de F. Bayrou ? Où ça ?
La chronique de Françoise Arnaud,
On vote dans
cinq jours est l'exemple type d'un raisonnement biaisé.
Les politiques sont lamentables, gardent le débat au niveau national, sont incapables de se soucier de l'intérêt commun ? Grande nouvelle. "Élire un candidat sur base de son programme, ne garantit pas que ce programme soit respecté" ? Certes, et donc ? C'est mieux de ne pas demander de programme, ou de l'ignorer ? Même sans obligation de respect, il est de l'intérêt purement égoiste de l'Homme politique de ne pas trop trahir ses électeurs... En particulier quand le débat national est le seul débat qui compte à ses yeux et qu'il se place dans une perspective présidentiable. Maintenant, il y a des partis dont les programmes sont tels que je me passerais bien d'une mise en oeuvre même partielle. Voter est autant utile à soutenir un projet qu'à bloquer un autre. L'abstention ne soutient rien (ce que certains veulent croire être une forme de protestation) mais n'empèche rien non plus. Quand mes amis démocrates laissent les extrémistes passer au pouvoir, pour ne pas soutenir des partis sans proposition claire ou crédible, ils oublient de défendre au moins leur demande d'un État de droit, d'une liberté de pensée, d'un respect de la personne humaine. Quand mes amis modérés laissent passer l'UKIP et le BNP en Angleterre ou le Front National en France, je le regrette. En soi, cela me derangerait moins qu'ils votent pour ces partis plutôt que de s'abstenir. Le fait est qu'ils ne veulent pas de ces partis mais ils ne veulent pas l'exprimer (pour ne pas soutenir d'autres politiques lamentables) et pour le coup, il me semble que c'est bien ça la mort de la démocratie.
"Le système électoral, le suffrage universel, la souveraineté au peuple, base de la démocratie a montré ses failles" ? Je suis au regret de dire que si le peuple ne s'exprime pas (jamais) au élections européennes, c'est le peuple qui a montré ses limites. Ce peuple qui en France demande une Europe qui ne se limite pas à l'économie mais ne vote pas, n'exprime pas, ne sanctionne pas, ne prend pas position. "Cette démocratie qui donne la chance d'aller voter a pris des allures de château de cartes." Parce que les électeurs n'assument pas leur responsabilité de fondation ? Ne pas s'exprimer pour ensuite se plaindre de ne pas être entendu n'a pas de sens.
"On nous dit encore que si tout n'est pas parfait que des réalisations ont été faites et de citer les domaines bénéficiaires. Y a-t-il vraiment de quoi pavoiser ?" Pavoiser, non, mais défendre un bilan, oui.
"Le domaine économique ? Il est en plein marasme." C'est pour ça qu'Américains et Anglais veulent soudain un système plus à l'Européenne ? L'Europe n'a pas pu empécher seule la crise financière internationale, certes, mais les effets sont moindres en Europe qu'ailleurs !
"Le domaine social ? Le nombre de gens vivant en dessous du seuil de pauvreté est en nette augmentation." Moins qu'ailleurs.
"Les immigrés sont traqués, traités comme du bétail." N'ayons peur de rien; qui a visité un pays hors d'Europe récemment (un luxe en soi, ce voyage) ? No further comment.
"Les discriminations sont évidentes." Certes, mais les femmes ont un plafond de verre nettement plus souple que les femmes de nombre de pays d'Afrique du Nord ou de Turquie. Les "arabes" de France ont un statut qu'envient les "Koréens" au Japon. La différence économique en France entre gens de couleur et personnes blanches est ridicule par rapport à celle aux États Unis. On ne se fait que rarement kidnapper en Europe pour une rançon d'une valeur d'un téléphone portable, contrairement à certaines villes d'Amériques du Sud...
"Dans tous les domaines, la parole, le serment sont devenus des mots vides de sens." Ah mon bon monsieur, de mon temps c'était différent, n'est-ce pas ? "Seule la signature, et encore lorsqu'elle figure au bas d'un chèque, a encore quelque valeur." C'est pour ça que seule l'Europe aura permis de faire avancer les mesures contre le réchauffement climatique, tenant le cap jusqu'à ce que d'autres administrations écoutent enfin. C'est pour ça que Dominique de Villepin a été ovationné à l'ONU quand la France a rejeté la deuxième guerre Américaine en Irak. C'est pour ça que l'Éducation a encore une valeur dans notre société, plus que chez les autres pays capitalistes (à l'exception du Japon). L'Angleterre ne montre pas la voie sur ces sujets. Je l'ai exprimé par un vote, pas par une abstention.
"L'écart entre les très pauvres et les très riches se creuse." Phénomème mondiale, mais moins prononcé en Europe qu'ailleurs. Quelqu'un a consulté la
carte des personnes les plus riches de la planète par pays ? En
soi, elle est parlante, mais si on y ajoute une vue des minimas sociaux, il est
clair qu'il fait meilleur vivre en Europe que dans nombre d'autres endroits...
La notion même de "très pauvres" me fait sourire, après mon voyage en Inde. Ce
n'est pas pour dire qu'il ne faut rien faire pour les plus pauvres en Europe.
Mais les plus pauvres d'Europe sont très loin d'être les plus pauvres à
l'échelle mondiale, y compris en comparaison avec les États-Unis, pays le plus
riche de la planète. La faillite de l'Europe ? Ou l'inverse ?
"En dépit du votre obligatoire en Belgique, j'aurais honte de participer à cette mascarade. Je n'irai pas voter." Dommage. Vous auriez au moins défendu votre liberté de parole. Vous auriez aussi défendu les valeurs que vous appelez de vos voeux. Vous auriez enfin respecté vos anciens (la parole n'a plus de valeur ? Le sacrifice non plus, visiblement).
His opening remark ("The 43 per cent of the European Union electorate who bothered to vote for the European parliament clearly did so on national issues. We still need to reflect on the EU itself.") has a point, although we called here for people to realise how misguided this was.
Funnily, he states "he best practical proposal would be to call a halt to further institutional deepening and concentrate on making the existing EU work better." The question is: is Europe sufficiently institutionalised that it has enough power to "work"? Europe is probably too much or too little, as it is. It does not have a president, hence no leader to follow or oppose, somebody giving a line that people can support or reject. In any country, such situation would be a disaster, why do people think Europe can do without a clear leader? Is the head of the European Commission such a person? Not currently. He's not elected really. He's not even publicly campaigning; even indirectly elected or nominated, a public campaign would allow the people of Europe to know what the goal is, what the convictions are... Or does it not matter, because the commission is not named based on competence but on a rule of one commissioner per country (and the biggest portfolios for the biggest countries)? To work, Europe needs accountability. Accountability needs the possibility of sanctions. Accountability needs goals and judgement. It needs campaign and election. It needs more Europe (or less), not a status quo.
As we experience some respite from the financial crisis, the FT has just called the "euro zone" the
comfort zone... The crisis may not be over, and all conclusions may have to
wait a little more, but so far so good for Europe!